Enseignants en méditation de pleine conscience.

Qui-sommes nous :

Christophe Detourbet, Méditation de pleine conscienceChristophe DETOURBET.

Instructeur certifié MBSR – MBCT.
DU de neurosciences, médecine et méditation, Université de médecine de Strasbourg.
Kinésithérapeute D.E.
Ostéopathe D.O.

.

.

.
.

Après un diplôme de kinésithérapie en 1988 et l’obtention de mon clinicat d’Ostéopathie en 1994, j’ai pu m’enrichir de plus de 30 années d’expérience à l’écoute et aux soins de mes patients à qui je dois encore beaucoup et j’en profite au passage pour les remercier chaleureusement pour ces échanges fructueux.

Lors de cette observation longue et minutieuse, je n’ai pu que reconnaître à chaque consultation l’évidence de la force du lien relationnel entre le corps et l’esprit.

Mes patients étaient pour la plupart soulagés par mes soins et j’avais la chance d’avoir leur reconnaissance pour cela mais un certain nombre revenaient régulièrement me voir car leurs douleurs avaient tendance à réapparaître. Cela me laissait perplexe et frustré, il me manquait une dimension supplémentaire pour pouvoir les libérer.

Puis j’ai continué à me former dans différents domaines comme la Micronutrition, et surtout je suis devenu pionnier en physiothérapie sportive de pointe (ondes de chocs, lasers thérapeutiques et échographie musculo-squelettale) et par ce goût de la transmission très ancré en moi, je suis devenu formateur pour ces outils.
Par la qualité de mon arsenal thérapeutique j’ai pu suivre des équipes de sport et des sportifs de tous niveaux en particulier dans le football, tennis, athlétisme, danse, boxe, judo, natation, hockey sur gazon,, tir à l’arc, Kitesurf, Windsurf, padel et également des musiciens victimes de l’intensité de leur pratique.

Dans le passé mon entourage m’a connu plutôt comme un être débordant d’énergie et de curiosité, toujours à la recherche de d’expériences nouvelles que se soit dans le milieu professionnel ou de mes nombreuses activités personnelles (sportives et musicales).

Cette hyper activité qui au premier abord paraissait plutôt saine, masquait en réalité une part douloureuse de moi-même que je fuyais par des distractions.
Cette évasion effrénée vers l’avenir m’amenait à des moments de plaisir incontestables, mais souvent également à des moments d’incertitudes, de peur, de doutes, d’incompréhension et d’épuisement. Je n’étais pas en paix avec moi-même et je me sentais incomplet, incapable d’être simplement présent à la vastitude de ma vie.

Ce comportement fragmenté, égocentré et externalisé, m’éloignait de ma vraie nature profonde et de mon humanité partagée présente chez chacun de nous.

La laïcisation et la simplification de la méditation m’ont permis d’y accéder malgré ma solide formation scientifique et mon fort profil cartésien.

Les nombreuses études scientifiques qui ont validé cette médecine intégrative corps-esprit m’ont invité à passer le pas.

En effet, ce programme a été admirablement réalisé par John Kabat-Zinn, un professeur de médecine de biologie moléculaire d’une des universités de médecine les plus réputées au monde.

La découverte de cette pratique depuis près d’une dizaine d’années, a été une véritable révélation qui a permis à ma vie d’être signifiante et compréhensible.

La pratique méditative m’a sauvé des sables mouvants dans lesquels j’étais en train de m’enfoncer doucement vers un incontournable burn-out ou vers de probables maladies liées à une incapacité à gérer mon stress.

Je suis convaincu aujourd’hui comme de nombreux chercheurs d’ailleurs, de la capacité de notre esprit lorsqu’il est malmené, à nuire grandement au fonctionnement de notre santé et à être le déclencheur de très nombreuses maladies qui pourraient être largement évitées.

De ce fait la dépression a pris maintenant la deuxième place des maladies occidentales détrônant tristement les maladies cardiovasculaires (les cancers de leur côté prennent la première place) montrant bien que malgré un niveau de confort matériel jamais aussi élevé, cette nouvelle manière de vivre ne semble pas favoriser notre épanouissement.

Depuis le «tsunami» de la digitalisation, notre société occidentale connaît un phénomène très important d’accélération, une frénésie d’agitation et de courses effrénées vers un hypothétique avenir.

Ceci a pour conséquence de disperser notre attention par une pléthore d’informations souvent peu utiles et de générer en nous un climat d’incomplétude, de peur et d’anxiété.
Nous essayons de compenser ce mal-être généralisé par un excès de sécurité (cupidité, avidité, assurances,…) et d’hyper-activité qui nous fait que nous enfermer.

J’ai pu constater dans ma clientèle et mon entourage un parallélisme très significatif entre l’arrivée de l’ère digitale et la recrudescence de l’épuisement au travail par un manque de déconnexion, se traduisant chez mes patients entre autre par une flambée de douleurs musculo-squelettiques.

Cette attention « malade » nous épuise et nous arrache de notre humanité, nous amenant à des comportements hostiles , agressifs et peu productifs avec nous mêmes et les autres.

La méditation m’a permis de pouvoir mieux maîtriser tous ces « voleurs » d’attention qui parsèment partout notre environnement professionnel et même personnel (téléphones, écrans, etc…).

Et surtout j’ai pu grâce à elle développer ce courage d’aller plonger et regarder avec bienveillance et sans jugement dans les eaux les plus profondes et les plus troubles de mon être.

En tant que soignant, je me devais de transmettre cette pratique afin de pouvoir faire appel aux énormes ressources intérieures d’auto-guérison que nous avons tous grâce à cette médecine intégrative et participative qu’est ce programme MBSR.

Aujourd’hui, par cette transmission je peux véritablement aider mes participants à vivre plus sereinement dans un monde où tout s’accélère, en développant une capacité à écouter leurs propres limites, en marquant des pauses «d’intériorité» et à être plus résiliants aux différents stresseurs internes et externes.

Les cursus d’instructeurs MBSR de l’université de médecine du Massachusetts et MBCT de l’université de Toronto diligentés en france par l’Association de Mindfulness (ADM), apporte une véritable solution compensatoire aux carences de ce monde.

Ma formation à l’université de médecine de Strasbourg pour le D.U. de neurosciences dirigée remarquablement par notre ami Jean-Gérard Bloch a été une véritable révélation, en particulier les études montrant que l’attitude compatissante et non compassionelle avec nous-mêmes et notre entourage est bien plus épanouissante que l’empathie qui par excès peut mener au burn-out par épuisement.

Je suis toujours à ce jour étonné de la rapidité de survenue des bienfaits de cette pratique sur la santé des participants, que se soit sur des maladies de longue durée traitées médicalement quelquefois par des traitements très lourds ou sur la reconnaissance et l’extinction des schémas comportementaux délétères car chaque cycle MBSR est très court et ne dure seulement que deux mois.

Me concernant, aujourd’hui j’arrive à gérer mon hyperactivité, mon psoriasis a disparu dès les premières semaines de pratique, je n’ai pas attrapé un rhume depuis 5 ans.
Mais surtout je suis plus à même de savourer chaque instant de ma vie où que ce soit, quoi que je fasse, et je suis beaucoup moins érodé et déstabilisé par les incontournables difficultés qui frappent régulièrement à notre porte.

J’ai retrouvé l’authenticité de mon être, avec cette capacité à m’accepter tel que je suis et le monde qui m’entoure.

J’ai réalisé également l’interconnexion de toute chose et que rien n’existe sans l’autre, la reconnaissance de l’abondance de ce que nous avons, l’impermanence de toute chose et l’acceptation des réalités distinctes.

J’ai pris conscience par la pratique méditative, que contrairement à notre mode de vie calé sur l’action et le bruyant, que l’immobilité permettait de voir l’invisible et que le silence permettait de voir l’essentiel.

Je me sens totalement investi par cette mission:
Faire partager la pratique de la méditation de pleine conscience au plus grand nombre pour qu’ils puissent s’épanouir dans les meilleures conditions.

Je voudrais remercier sincèrement tous mes maîtres: John Kabat-Zinn, Saki Santorelli, Geneviève Hamelet , Florence Meleo-Meyer, Jean-Gerard Bloch, Christophe André, Eckhart Tolle, Mathieu Ricard, Christine Braehler, et mes amis Dominique Retoux et Inken Deschau qui ont été des guides exceptionnels, ma gratitude à leur égard est infinie.